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Socio-esthéticienne, pour reconstruire son image
Socio-esthéticienne, pour reconstruire son image
04/05/2011 - Loin du cliché de l’institut de beauté, ces professionnelles guident les usagers dans la revalorisation de l’estime de soi grâce à leurs conseils et leurs soins esthétiques.
La socio-esthéticienne dispense des soins esthétiques aux personnes souffrantes et fragilisées par une atteinte à leur intégrité physique (du fait de la vieillesse, de la maladie), psychique (alcoolisme, toxicomanie) ou en détresse sociale (chômage, précarité). Ces soins – modelage du visage et des mains, mais aussi les conseils pratiques en hygiène, maquillage ou tenue vestimentaire qu'elle prodigue – permettent d'œuvrer à la revalorisation de l'usager et à sa reconstruction identitaire. Lieux d'exercice Les 400 professionnelles recensées exercent dans les hôpitaux, les cliniques, les maisons de retraite, notamment dans les unités Alzheimer, ainsi que dans les centres d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) et les maisons d'arrêt. Rémunération et conditions de travail* Les salaires mensuels, que ce soit dans la fonction publique hospitalière ou dans le privé, tournent autour de 1440 à 1680 euros brut. En tant qu'indépendante, les socio-esthéticiennes peuvent gagner entre 1320 et 1929 euros brut par mois. Diplôme et formation Il n'existe pas de diplôme d'État préparant à cette fonction, mais une certification. Un seul centre de formation continue, le Cours d'esthétique à option humanitaire et sociale (Codes), est habilité pour délivrer le titre de socio-esthéticienne de niveau IV. Cet organisme tourangeau accueille chaque année 42 stagiaires en deux sessions. Pour accéder à la formation, il faut être titulaire d'un diplôme d'État d'esthétique cosmétique (CAP, BP ou BTS) et avoir au moins deux ans d'expérience professionnelle. La formation comprend 507 heures de cours répartis sur 12 semaines. Deux modules sont dispensés : le « module médical » de 279 heures (gériatrie, soins palliatifs, cancérologie...) et le « module social » de 140 heures (addictologie, univers carcéral...) comportant à la fois des enseignements théoriques et des stages. Enfin, 80 heures sont consacrées au stage libre en milieu médical ou socio-éducatif dans un établissement d'accueil choisi par l'étudiant. Il existe également une formation de psycho-socio-esthéticienne proposée par le Syndicat national des socio-esthéticiennes (SNSE) qui se veut un prolongement de celle de la socio-esthéticienne. Elle s'adresse aux titulaires d'un diplôme d'esthétique, mais aussi d'un diplôme médico-social (infirmière, aide-soignante...) et elle est dispensée par deux instituts, l'un à Pau et l'autre à Nanterre. Selon le SNSE, elle devrait être prochainement reconnue comme diplôme d'État de niveau III. Validation des acquis de l'expérience : oui *Chiffres au 1er janvier 2011 En savoir plus
Cours d'esthétique à option humanitaire et sociale : www.chu-tours.fr/codes/rub1.htm
Fédération nationale des socio-esthéticiennes : www.socioesthetique.fr
Arrêté du 3 octobre 2007 portant enregistrement au Répertoire national des certifications professionnelles du titre de socio-esthéticienne
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