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Recherche encadrants techniques en insertion
Recherche encadrants techniques en insertionFiche métier
09/11/2011 - Face aux défis du secteur de l’insertion par l’activité économique, l’encadrant technique doit monter en compétence. Afin de mieux accompagner les usagers vers l’emploi.
L'encadrant technique est aux structures de l'insertion par l'activité économique (SIAE) ce que le chef d'équipe est à l'entreprise industrielle ou commerciale. Dans les chantiers d'insertion (ACI), régies de quartier et ateliers des centres d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), il manage les salariés en insertion ou en contrats aidés. Il organise l'activité de production (cuisine, construction, plomberie, entretien d'espaces verts…) via la gestion des commandes, du planning de réalisation… Sous sa houlette, un public fragile et hétérogène, exclu temporairement du marché du travail traditionnel. « Par exemple, une même équipe peut être composée d'un salarié qui a des problèmes d'addiction, d'un autre sans logement et d'un autre encore sans qualification, explique Henri Combi, du groupe d'appui pour l'ingénierie du titre d'encadrant technique d'activités d'insertion par l'économique (ETAIE). L'encadrant participe aussi à leur accompagnement social, en concertation avec les conseillers en insertion socioprofessionnelle, et il doit être capable de former les salariés en situation de travail. » Une compétence d'autant plus importante que le nouveau conventionnement des SIAE par l'État prend en compte, depuis 2009, les objectifs de retour à l'emploi affichés par la structure. Un recrutement difficile Les multiples facettes du métier font du « bon encadrant technique » une espèce assez rare sur le marché du travail. « Il y a surtout des profils généralistes d'enseignants ou de formateurs. Je recrute donc en priorité du personnel avec des compétences techniques, formé sur le terrain, en entreprise, par exemple un chef d'équipe dans le bâtiment, patron d'espaces verts… », témoigne Christophe Lauvray, directeur d'Organisation de chantiers d'insertion solidaires (Orchis), à Loches (Indre-et-Loire). Mais faute d'expérience dans l'accompagnement social, certains parcours s'interrompent prématurément. Henri Combi prévient : « Il y a un turn-over important dans les mois qui suivent l'embauche. Même si les encadrants arrivent avec de bonnes intentions, il peut y avoir une forme de désillusion. Et mener à la démission. » Pour faire face à ces difficultés, certains employeurs privilégient la promotion interne au sein des chantiers, en faisant évoluer les salariés en insertion. Ou en développant leurs compétences, grâce à la formation continue. Vers la professionnalisation Les titres d'encadrant technique d'insertion (ETI) et d'activités d'insertion par l'économique (ETAIE) – portés respectivement par le ministère de l'Emploi et la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (Fnars) — sont reconnus depuis 2002. De niveau IV, ils sanctionnent les mêmes compétences aux termes de 350 à 400 heures de formation en alternance et sont aussi accessibles via la validation des acquis de l'expérience (1). À ce jour, plus de 800 encadrants techniques ont obtenu l'une ou l'autre certification.
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