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Accueil - Fiches métiers - L’interprète en langue des signes, un tiers impartial

L’interprète en langue des signes, un tiers impartial

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Fiche métier

« Le métier d’interprète en LSF exige de l’écoute, de la présence et beaucoup de concentration. Traduire les paroles et les événements de la vie d’autrui n’est pas un acte anodin, intellectuellement et affectivement. Selon les règles de la profession, l'interprète doit pouvoir "récupérer" entre deux entrevues, surtout s’il passe dans la journée d’une situation à une autre pour un rendez-vous à l’hôpital puis dans une structure par exemple. Malheureusement, les professionnels du secteur ne le comprennent pas toujours », assure-t-elle. L’interprète doit donc négocier des conditions de travail qui prennent en compte cette fatigabilité.

Vers un regroupement des professionnels ?

Aussi, pour faire face à cette pénibilité, les interprètes optent pour le statut d'indépendant ou se regroupent pour mieux s’organiser en créant leur propre structure professionnelle sous forme d'association telle que l’Afils ou de société coopérative ouvrière de production (Scop) afin d'exercer dans les meilleures conditions possibles pour eux comme pour les usagers. L’objectif, entre autres, est de donner une certaine visibilité à leur profession auprès des structures sociales. « Il y a un vrai travail de sensibilisation à réaliser en amont pour expliquer qui nous sommes, notre façon d'exercer et surtout notre éthique professionnelle », ajoute Sophie Pointurier Pournin. Depuis quelques années, le métier se développe avec l’essor de nouvelles technologies : la visio-interprétation – une webcam sur un ordinateur – permet ainsi d’avoir recours à un interprète à distance, une évolution qui permet de compenser le manque de professionnels disponibles.

Marina Al Rubaee
Le financement des interprètes
Les conseils généraux ont un budget spécifique pour financer l’intervention des interprètes, un droit fondamental pour toutes les personnes sourdes. Mais les services sociaux n'y ont pas systématiquement recours. En outre, les fonds alloués sont inégaux d’un territoire à l’autre. Néanmoins, la loi du 11 février 2005 permet à une personne sourde de faire appel aux services d’un professionnel grâce à la prestation compensatoire du handicap (PCH), délivrée par les MDPH. L’enveloppe de cette aide humaine est en moyenne de 300 euros par bénéficiaire et par mois.
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