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Accueil - Fiches métiers - L’interprète en langue des signes, un tiers impartial

L’interprète en langue des signes, un tiers impartial

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Fiche métier
04/02/2015 - C’est un intermédiaire essentiel pour les personnes sourdes. L’interprète en langue des signes leur permet de se faire comprendre et de communiquer avec les « entendants ».

Stephan Barrère (Afils)

Depuis une trentaine d’années, l’interprétation en langue des signes française (LSF) s’est considérablement développée. Selon l’Association française des interprètes et traducteurs LSF (Afils), on recense 400 diplômés, un nombre insuffisant pour répondre aux besoins estimés à 3 000 interprètes. « Le métier s’est récemment professionnalisé, mais les promotions dans les cinq universités qui délivrent les masters sont limitées et la formation accessible à bac +3 dure deux ans. Ce qui explique le peu d’interprètes disponibles sur le marché du travail », explique Stéphan Barrère, membre du conseil d’administration de l’Afils. Leur mission est de faire en sorte que deux interlocuteurs qui ne parlent pas le même langage se comprennent. « Assurer la communication en LSF est bien plus complexe qu’il n’y paraît. Le professionnel doit avant tout véhiculer le sens et l’intention du message. Il est chargé de faciliter et de fluidifier la conversation, mais il n’est pas un troisième interlocuteur ! », souligne Sophie Pointurier Pournin, directrice de la section Interprétation en LSF de l’École supérieure d’interprètes et de traducteurs (Esit) de l’université Paris 3 Sorbonne nouvelle.

Un traducteur à l'écoute

Son statut dépend de la structure qui l'emploie. « 80 % d'entre eux sont salariés dans des associations ou bien agents de collectivités territoriales », indique Stéphane Barrère. Ils exercent ainsi auprès des pôles Santé-surdité (en réseau hospitalier ou centre médico-psychologique), des maisons départementales des personnes handicapées (MPDH) ou des services sociaux. « Malheureusement, certaines structures ont recours à des personnes qui s’improvisent interprètes car elles connaissent un peu la langue des signes. Cela ne suffit pas. Si la conversation est mal traduite, les conséquences peuvent être dramatiques pour les personnes sourdes. Le professionnel veille ce que le message dans son ensemble et toutes ses subtilités soient bien transmis et surtout bien compris », insiste Sophie Pointurier Pournin. Pour cela il est donc important qu’il garde une certaine distance et une certaine impartialité quelle que soit la situation qu’il transcrit. « Ce que certains usagers sourds ou mal entendants prennent parfois pour de la froideur », regrette Stéphan Barrère.

Un métier exigeant

Les interprètes ont également à respecter l’obligation du secret professionnel dans les échanges qu’ils traduisent. « C’est parfois compliqué. S'ils sont directement salariés d'un établissement ou service, certains employeurs estiment avoir le droit de savoir ce qu’il s’est dit lors d’un entretien entre un usager et une assistante sociale. Or, les interprètes n’ont pas à livrer d’informations confidentielles », poursuit Sophie Pointurier Pournin.

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